Tout à commencer durant l'été 2011. J'avais déjà passé plusieurs entretiens à Paris car je souhaitais, surtout, changer de boîte. C'était pour moi plus essentiel que de quitter l'Alsace. Je me sentais d'ailleurs bien là-bas... Pour la première fois de ma vie j'avais des amis gays en nombre et nous sortions assez souvent ensemble malgré mes horaires décalés. Ils n'étaient plus anecdotiques comme ça avait déjà pu être le cas et j'avais décidé de mettre un temps au placard mes relations avec les hétéros et  leurs problèmes de progéniture. J'étais passe d'un extrême à l'autre mais je m'en trouvais assez heureux.

J'avais, donc, été échaudé par deux rendez vous successifs qui n'avaient pas abouti et quand on ma proposé un troisième entretien pour un job sur Paris, j'ai réellement failli annuler deux jours avant. Mais je me suis ravisé, pensant qu'il fallait au moins y aller plutôt que de renoncer sans même avoir essayé. Je me suis donc rendu pour la troisieme fois en deux semaines à la capitale. C'était le 26 août 2011. Je m'en souviens très bien et il ne faisait pas beau ce jour là. Je suis arrivé sur place vers 10h pour un rendez-vous à 12h30 je crois. Je ne me suis pas spécialement ennuyé. J'ai pris le temps de réfléchir aux conséquences d'un changement d'entreprise, d'un énième déménagement -- à plus de 600 km --, des contraintes d'habiter sur Paris, etc... Bref, j'ai réfléchi à une nouvelle vie éventuelle.

Bien m'en a pris puisque quelques jours plus tard, à mon retour de vacances -- à Barcelone --, j'ai été confirmé pour le poste et on m'a demandé de commencer le 1er décembre. Dés lors ce sont enchaînés adieux plus ou moins émouvants, formalités en tout genre, préavis houleux, organisation fébrile et tri. Oui, tri. Je ne pouvais pas emmener l'entierté de ce que je possédais en termes de meubles, bibelots, gadgets, vieux vêtements et autres inutilités. Alors j'ai commencé à trier, à sélectionner, parfois à vendre et souvent à jeter. Au début ça n'a pas été simple et, petit à petit, c'est devenu moins douloureux de se débarrasser de ces vieilleries que j'avais entassées. Et finalement c'est même devenu assez plaisant de faire de la place. C'était un peu comme si je revoyais la lumière après avoir passé des années enseveli sous un tas de vieilles choses ! 

Je prenais, me semblait-il, un nouveau départ. Le 20 novembre je quittais définitivement mon ancien boulot ; le 27 je quittais définitivement mon appartement en Alsace, le 30 j'enménageais à Paris et le 1er décembre je commençais mon nouveau travail. Le 3 décembre je tombais malade...