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Ma première fois gay

Si je me fie aux statistiques de ce blog, je peux sans aucun doute affirmer que beaucoup de personnes s'interrogent sur "la première fois" chez les gays. En effet, un de mes articles qui s'intitule "Toute première fois", attire de très nombreux internautes (pas moins de 62% des dernières visites ici sont liées à une recherche en ces termes sur Google). Ils doivent être déçus, je pense, car dans ce vieux billet je ne parle absolument pas de ma première expérience sexuelle gay -- puisqu'il s'agit bien de cela, soyons clairs. 
Dans ce contexte, j'imagine assez bien plusieurs catégories de lecteurs :

  1. celui qui s'apprête à passer le cap, vaincre sa peur et oser des rapports homosexuels ;
  2. celui qui s'intéresse à la chose... par voyeurisme, par curiosité, par tentation, par fantasme, que sais-je ;
  3. celui qui se pose des questions tout simplement quant à sa sexualité réelle. Est-il gay ? Comment en être sûr ? Y-a-t-il des choses à savoir ? Comment le gérer ?...

Je pense qu'il y a encore d'autres catégories de lecteurs dont je n'imagine pas les motivations. 

Alors, soit, il est temps de répondre à ces demandes quotidiennes. D'arrêter de décevoir ces centaines, que dis-je, ces milliers de lecteurs échoués dans ce cahier. Oui, je vais vous parler de ma première fois...
...mais la quelle ?

En effet, il y a bien plusieurs premières fois. Il y a la première fois où j'ai réalisé que j'étais potentiellement gay. La fois où je me suis effectivement rendu compte que je n'étais pas hétéro. Il y a aussi le jour où j'ai embrassé un homme pour la première fois, celui où j'ai couché avec un garçon pour la première fois, celui de ma première pénétration... Et puis celui où je suis tombé amoureux, celui où j'en ai parlé pour la première fois, celui où j'ai pris la décision de vivre avec un homme...
Et il se pourrait bien qu'il y ait plein d'autres premières fois dans ces domaines si complexes que sont la sexualité, l'amour, la vie en générale.

Alors commençons par le début, si vous le voulez bien.

La première fois que je me suis rendu compte que j'éprouvais une attirance physique très concrète (si vous voyez ce que je veux dire) pour un homme, remonte à très longtemps. Avant même ma puberté -- qui, de mémoire, a dû se situer autour de mes 13 ou 14 ans), je me souviens d'avoir éprouvé des sensations très vives et des sentiments très troublants, essentiellement pour des hommes que je voyais représentés, soit à la télévision, soit dans les magazines. Je n'éprouvais pas encore d'attirance réelle pour les garçons de mon âge. Cela est venu après la puberté, lorsque je les ai vus se transformer (en même temps que moi d'ailleurs) pour rejoindre finalement ces représentations très stimulantes que je voyais de temps en temps et qui me déstabilisaient.

Il y avait par exemple ces hommes qui étaient nus (ce qui n'était pas très fréquent) à la télévision, dans les films que nous regardions en famille. Je me souviens de scènes qui m'ont fortement impressionné comme dans le film avec Patrick Dewaere, "La Meilleure façon de marcher". Toute l'histoire de ce film est construite sur la relation ambiguë qui unit deux hommes (ce que je ne comprenais que très vaguement à l'époque, je n'avais peut être pas 10 ans la première fois que je l'ai vu), mais ce qui m'a le plus frappé dans ce film c'est bien un passage où Deweare se met nu devant un autre homme. Pour tout vous dire, je trouvais Patrick Dewaere -- et je le trouve toujours d'ailleurs -- extrêmement attirant. Sensuel, viril, ténébreux, mauvais garçon... A cette époque, je crois qu'il faisait résonner en moi l'écho de ce que je commençais à pressentir : une attirance inéluctable pour le sexe masculin ! D'ailleurs, j'ai longtemps cru, à tort, que cet acteur était homo... très longtemps. Allez savoir pourquoi ?

Comme beaucoup de jeunes garçons, je feuilletais furtivement les pages des dessous des catalogues de vente par correspondance. Mais pas celles des dessous pour femmes, vous vous en doutez bien. Je passais un temps fou à observer les courbes imprimées sur le tissus par le sexe des hommes qui posaient dans ses pages. Il n'y avait rien à voir et c'était justement ça qui créait l'exitation ! Imaginer le dessous des dessous... 

Dès cette époque, que certains trouveront peut-être précoce, je savais que mon attirance pour les hommes n'était pas tout à fait innocente. Mais pour autant elle ne m'inquiétait pas plus que cela. Je crois que je n'avais pas réellement conscience de ce qu'elle impliquait, de ce que ça voulait précisément dire (à savoir l'homosexualité proprement dite). Et surtout je ne voyais pas ce qu'il y avait de répréhensible dans cette sensation. Malgré cela, je ressentais comme un léger malaise et je savais parfaitement que je ne pouvais pas en parler. 

Progressivement, les choses allaient se préciser et devenir encore plus réelles et concrètes dans les années suivantes.
Mais ce sera l'objet d'autres billets...

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19 avril 2014

Les voiX du destin

Beaucoup d'entre nous pensent que c'est le Destin, cette force mystérieuse, qui contrôle nos vies... L'idée est séduisante, ...mais fausse !

Nous sommes des millions, voire des milliards, à accuser un courant mystique ou fantasmagorique de prendre pour nous les mauvaises décisions. C'est en soi bien arrangeant de pouvoir se dédouaner de la sorte, mais c'est aussi bien domage de croire que tout est joué d'avance.

Ainsi, par exemple, peu de personnes s'imaginent pouvoir changer de condition un jour. L'argent reste à ceux qui en ont et ceux qui n'en ont pas en auront envie tout le reste de leur existence, en apprenant à s'en passer. Et l'ordre des choses est ainsi préservé. Gagner beaucoup d'argent n'est pas en soi un problème parce que c'est à la portée de chacun, pourvu qu'on veuille bien s'affranchir un instant de cette drôle de croyance qui veut que l'on échappe pas à son Destin.

Et échapper à son Destin, là encore, est à la portée de chacun d'entre nous. Mais cela suppose quelques «aménagements intérieurs». En premier lieu desquels je placerais le simple fait de se faire confiance. Ça n'a l'air de rien, mais c'est pourtant la pierre angulaire du système. Ceux qui se font confiance peuvent prendre des risques, bousculer leurs habitudes, entraîner et convaincre les autres, aller de l'avant et gagner. Car il s'agit bien d'une bataille. Mais pas une bataille contre les autres, la société ou les règles. C'est une lutte contre soi-même et contre ses propres peurs.

Or nous savons que nos peurs sont liées au sentiment de perte. Chaque peur cache une perte. Perdre ce que l'on possède comme la vie, l'amour ou nos biens matériels, voilà le fondement de nos peurs. Aussi dois-je impérativement me poser la question «Qu'ai-je donc à perdre ? » Et dans cet exercice, il faut être honnête, c'est à dire aller jusqu'au bout de la démarche ...pour pouvoir se rendre compte que beaucoup de nos craintes sont exagérées, surestimées et qu'elles ne justifient pas notre inactivité. Au contraire ! Cela peut même s'avèrer salutaire. Perdre un mauvais travail par exemple, n'est pas une mauvaise nouvelle. Certains m'opposeront que par les temps qui courent, un travail est un travail et qu'il est imprudent de le lâcher. Et moi je leurs répondrai qu'il existe (contrairement à ce qu'on se plaît à nous faire croire) quantité de jobs non pourvus et surtout qu'on ne peut pas se satisfaire toute sa vie d'un boulot qui nous tue à petit feu sous prétexte que c'est la crise. Quand je parlais de se faire confiance... Croire en ses talents, ses idées ...bien plus qu'en sa Bonne Etoile. Il y a tant de gens qui pensent que la chance leur sourira un jour. Ils ont raison, ça arrivera peut-être ...ou pas !

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27 octobre 2013

Think Different

Ce que nous trouvons beau ou plaisant ne l'est en réalité que pour nous, vis à vis de notre propre échelle de valeurs, de nos critères d'appréciation personnels. Chacun le sait, la beauté est subjective et tous les goûts sont dans la nature. Forts de ce constat nous n'avons plus qu'à garder pour nous nos jugements, qu'ils soient positifs ou négatifs d'ailleurs. Pourtant certains persistent à vouloir nous faire adopter les mêmes opinions qu'eux.

Ce n'est pas grave, mais ce qui me gêne parfois c'est que nous n’adhérons en masse -- et moi le premier -- à ces opinions que nous finissons par croire comme étant les nôtres. Nous perdons notre libre arbitre au profit de maîtres à penser dont le seul objectif est de nous fourguer leur camelote. Quel que soit le domaine, nous sommes conditionnés pour aimer les mêmes choses. Notre pensée devient unique et nous ne nous en rendons pas compte.

Nous lisons, écoutons, mangeons, admirons, portons la même chose. Au final nous vivons tous les mêmes vies, nous faisons les mêmes rêves et nous finissons par devenir tous les mêmes. Qui a dit des moutons ? Indubitablement nous nous normalisons, nous nous faisons formater. Nous perdons notre originalité qui, dans un monde parfait, ferait de nous des individu(alité)s bien défini(e)s.
Alors quoi faire pour être soi sans être contre les autres ? Pour être unique sans être seul ?

Pour moi, une des conditions absolues est de ne plus avoir peur de faire ses propres expériences, et tant pis si elles vont à l'opposé des sentiers battus. Essayer de penser différemment (pour reprendre le fameux think different  d'une "i-marque" précisément spécialisée dans le conditionnement de masse...) est une façon d'avancer vraiment, en se trompant ou en se découvrant. En se mettant en danger aussi, pour en sortir put-être grandi....

J'ai dû le faire quand j'ai compris mon homosexualité. Pour le coup, j'étais obligé de modifier ma façon de penser, d'aller à l'encontre des schémas et des croyances prêtes à consommer dont on m'avait nourri.  Je n'avais pas le choix car sinon je renonçais à ma propre personnalité, j'allais "à l'envers de moi-même" et ce n'était pas tenable.
Au début, je ne pouvais pas imaginer ce genre de vie. Un homme avec un homme n'était pas concevable. Éventuellement chez les autres mais pas pour moi... Ce n'était pas facile à cette période ;  c'était même très difficile de gérer ce conflit intérieur permanent. Une guerre civile se jouait dans mon être à chaque instant, sans aucun répit !
Il m'a fallut beaucoup de temps, et de peine, avant d'oser lâcher le bord, avant d'oser me lancer dans ma propre vie, ma propre interprétation de l'homosexualité. Je devais faire ce travail de "penser différemment"...  à l'opposé des codes qu'on m'avait inculqués ? Eh bien ... non, pas tant que ça en fait !  Aussi bizarre et paradoxal que ça puisse paraître, ces fameuses "bases" éducationnelles m'ont servi. Il m'en est resté, dans le cas précis de ma vie amoureuse, une certaine vision du couple, de la fidélité et de la loyauté. Une farouche volonté de m'intégrer, d'avoir une vie sociale ouverte et de m'épanouir dans la stabilité d'une relation longue.

Malgré ça, je suis toujours un mouton qui mange, écoute, voit, porte, lit... la même chose que tout le monde. Pourtant je me sens un tout petit peu différent car je garde en moi le souvenir de ce moment où j'ai réussi à me détacher des codes et des idées toutes faites. Il m'arrive parfois de m'engager sur des chemins de traverses -- persuadé que la route qu'on m'impose n'est pas la bonne -- mais je m'y prends assez mal et, très vite, je pars "contre" les autres plutôt que partir "avec moi" sans me soucier des autres... En clair, j'agis plus par opposition à un système que par réel désire de suivre mes propres envies, mes propres idées. Suivre ces idées... c'est tentant sur le papier.  En ce qui me concerne, je l'ai déjà fait une fois et j'ai survécu. Et nous sommes des millions à l'avoir fait au moins une fois !
Alors pourquoi ne pas recommencer ?

 

(reblogué depuis l'arbre à chat)

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18 octobre 2013

La rencontre

J'ai rencontré L. en mars. C'était à St Michel, sur la place, devant la fontaine. Ça m'arrangeait qu'on se retrouve dans ce quartier parce que mon RER passait par là, à Notre Dame. Pour moi c'était direct depuis ma banlieue et comme je  ne mettais pas beaucoup d'espoir dans cette rencontre ce dimanche après midi là, je me disais que ce serait plus facile de rentrer tôt.

Lorsque je l'ai aperçu, derrière un petit groupe de manifestants qui réclamaient la fin des expérience sur les animaux je crois, ma première pensée a été de me dire qu'il devait y avoir une erreur. Quelque chose se passait de différent dans ma tête. Il ne correspondait pas aux garçons que je rencontrais habituellement. Il était sans doute "mieux", mais je ne peux pas définir ce que j'ai pensé juste en utilisant le mot "mieux". C'était plutôt un tout, une impression, quelque chose de plus subtil. Je l'ai trouvé plus grand, plus viril, plus visible, plus...je ne sais quoi, en comparaison de ceux que j'avais rencontrés dernièrement (ou de celui que je m'attendais à rencontrer).

Il ne faisait pas froid ce jour là car nous nous sommes attablés en terrasse pour prendre un verre. Une terrasse quelconque dans une rue parallèle tranquille. Nous n'étions pas dérangés. Nous avons discuté ; j'allais dire "de tout et de rien". C'est un passage obligé quand on rencontre quelqu'un pour la première fois : on doit raconter qui on est, d'où on vient et vers où on croit aller. C'est un exercice impossible et du coup on le bâcle, faute de pouvoir faire mieux. Moi, pour tout dire, je trouve ça assez rébarbatif. Ce n'est pas que je n'aime pas parler de moi, mais c'est simplement le sentiment de ne pas être profond et surtout de répéter toujours les mêmes choses inintéressantes. Bien qu'avec L. cette sensation de lassitude m'ait effleuré un instant, il me semble néanmoins que la discussion m'a été agréable. Pouvait on parler de connivence à ce stade ? Je crois qu'en réalité c'était plus sûrement de la ressemblance.

Après avoir longuement discuté à la terrasse de ce pub, nous sommes allés dîner dans un restaurant près de chez lui. Nous aurions largement pu trouver un restaurant dans le quartier du bar, tout près de ma station de RER. Mais je l'ai suivi, ailleurs. J'ignorais que nous étions à deux pas de son appartement. Il me l'avait peut être dit, mais je ne m'en souciais guère. Je voulais simplement prolonger la douceur de l'après midi que nous avions passée ensemble. Le repas fut du même acabit que le reste de la journée : plaisant. Nous nous sommes séparés en milieu de soirée et comme je m'étais grandement éloigné de ma ligne de RER, j'allais mettre longtemps à rentrer. Mais cela ne me pesait finalement pas, bien que la soirée fut froide. Je n'étais pas euphorique ni forcément très enthousiaste. J'étais simplement satisfait de mon après midi et de notre rencontre et j'envisageais de le revoir dans la semaine.

Ce fut chose faite le mardi qui suivit. Une rendez vous le soir à son appartement cette fois pour un apéritif. Une sensation d'être avec un ami, un proche. Comme si on se connaissait depuis des années. Étrange. Un resto, un peu de vin... Je crois que j'avais pris la voiture. A moins qu'il ne fut tard. Peu importe, en tout cas je suis resté pour la nuit.

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15 septembre 2013

Bien décidé

En quelques semaines à Paris, j'attrappais tout ce qui peut s'attrapper... de virus et de microbes. Entre les miasmes du métro, le confinement du bus et le froid qui venait de s'abattre sur la France, je n'avais de toute façon aucune chance d'y échapper. Je n'étais pas immunisé !
J'habitais dans un F2 hors de prix sur une double avenue aux Portes de Paris. La circulation ne s'arrêtait jamais et les fenêtres mal insonorisées laissaient passer le bruit. Je dormais avec des boules quies. Je regrettais la tranquilité de mon village en Alsace... 

Pour autant, j'étais bien décidé à profiter de Paris et des Parisiens ! J'étais inscrit sur un site de rencontres payant, dans l'espoir de trouver l'âme soeur, de faire des rencontres sérieuses ou, au moins, de croiser des gens qui me ressemblaient un peu. 

Le premier que je rencontrais n'était pas mal. Assez joli garçon, bien que beaucoup plus petit que moi. Il était assez peu avenant et ne parlait presque pas. C'était assez compliqué de lui arracher quelques mots et, du coup, de savoir ce qu'il pensait de moi (de nous). Car j'avais beau lui montrer que je n'étais pas indifférent à son charme (quoique très discret), je n'avais quant à moi aucun retour sur mon pouvoir de séduction... De dîners en soirées, nous avons finis par nous retrouver chez lui, à son initiative, je tiens à le préciser ! Drôle d'ambiance : nous sommes restés plantés devant la télé une bonne partie du temps à regarder ... Mylène Farmer en concert. Je n'ai rien contre a priori, sauf que j'estimais qu'on avait un peu mieux à faire. Et lorsqu'il s'est mis à chanter devant la télé, j'ai senti que ça ne marcherait pas entre lui et moi ! Notre nuit me l'a confirmé. Le lendemain nous mettions fin à une relation qui n'avait de toute façon pas commencé.

Le second, je le rencontrais quelques semaines plus tard. Un genre tout à fait différent du précédent. Très posé, il avait à peu près le même âge et la même taille que moi. Beaucoup moins de cheveux cependant. Un garçon plutôt aimable avec une très bonne situation. Très urbain, assez chic. Avec lui les bonnes manières et le protocole étaient respectés à la lettre. Il habitait une magnifique maison à des kilomètres de Paris. Outre le fait qu'il m'avait fallu beaucoup de temps pour me rendre chez lui, je m'étais senti complètement prisonnier en posant mon sac dans l'entrée. J'avais eu violemment envie de partir, comme si cet endroit n'avait pas été fait pour moi et qu'il me repoussait. C'est du moins ce que je crois avoir ressenti... 
Le week-end s'est révélé être un vrai supplice. Trop rigide, trop guindé, cet homme ne laissait pas de place à la spontanéité et même ses élans de tendresses semblaient engoncés dans une sorte de cérémonial appris. Lorsque, le lendemain, il commença à me parler d'adopter un enfant, je n'en cru d'abord pas mes oreilles. Comment pouvait-il faire de tels projets avec un garçon qu'il venait à peine de rencontrer ? Qu'est-ce qui lui en donnait le droit ? Moi je cherchais comment lui dire qu'entre nous ça ne collerait pas et finalement je saisis cette opportunité. Je lui annonçais tout de go qu'il n'était pas envisageable pour moi d'adopter un enfant (ce qui est vrai) et je vis à sa mine déconfite -- un peu scandalisée -- que j'avais trouvé le point de non retour.
Il me reprocha vaguement de ne pas avoir été honnête et de l'avoir laissé croire qu'entre nous c'était sérieux (sic). Sur le coup je me suis senti un peu pincé par son reproche, mais en même temps j'étais soulagé de me sortir d'une relation "que je ne sentais pas".

J'en étais là de mes rencontres un peu foireuses, commençant à me dire que je ne rencontrais que des hommes pour le moins "différents" et, pour tout dire, je me demandais si les garçons "banals" existaient ! Et j'acceptais de rencontrer L. ...

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