Gay.mais.pas.que

22 août 2011

De l'air

Voilà, maintenant, c'est officiellement ICI QUE CA SE PASSE.

C'est le moment de mettre à jour vos liens et vos flus RSS ... ou d'en finir avec la lecture de ce blog !

Au plaisir de vous retrouver dans mon nouvel espace. A tout de suite !

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19 août 2011

Vendredi 19 août 2011 - 21h35

Je suis en train de préparer le changement. Non, pas de grand bouleversements dans ma vie (hélas ?) mais juste une petite nouveauté. Je suis en train de planifier le déplacement de mon blog vers une autre plate-forme, un autre hébergeur.

A quoi bon ? serez vous tentés de me dire ! Pourquoi pas ? serais-je tenté de vous répondre... Il me semble que parfois je m'endors ici, ou plutôt que je ne m'y amuse plus. Fonctionnalités toutes testées, modèle usé, apparence trop routinière. Ça n'est pas très moderne non plus ici il faut bien le dire... et puis ils n'ont jamais mis aucun blog gay en avant sur leur page d'accueil et ça me désole énormément (je ne plaisante pas, je trouve ça désolant pour de vrai...) Bref, ce contenant ne me convient plus. Il faut que je vous rappelle que bien que le blog que vous lisez n'ait qu'un an, je suis chez cet hébergeur depuis presque sept ans ! Eh oui, presque sept ans (le 17 janvier prochain) que je blogue par ici ! 

Alors j'ai besoin de changer un peu d'air, de décor, d'environnement. Cela donnera peut être un petit coup de frais à mon blog ? Je le souhaite. D'ailleurs, il change de nom pour l'occasion. Mais je ne vous dis pas tout....

Je ne sais pas encore précisément quand va intervenir la transition. La semaine prochaine ou à ma rentrée de vacances dans 3 semaines ? Quoi qu'il en soit, promis, vous serez les premiers avertis :)

Posté par ek91 à 21:43 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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16 août 2011

Mardi 16 août 2011 - 12h35, 21h05

Peut être certains d'entre vous pensent-ils que, la semaine dernière, je suis parti en vacances ? Que je me suis octroyé une pause ou quelque chose d'approchant ? Il n'en est rien. Je n'étais ni en congés ni en panne d'inspiration. Je n'avais tout simplement plus le temps. Ecrire, me direz vous, quand on a des idées, ce n'est pas ce qu'il y a de plus long ? Aussi vous répondrais-je qu'à moins d'avoir une sorte de don, écrire est ce qu'il y a de plus compliqué à mon sens. Parce que le mot est sans doute possible le plus inadapté des médium. Un mot peut revêtir tant de formes et tant de significations qu'il devient parfois impossible de savoir avec précision l'usage qu'on doit en faire et le sens qu'on doit lui donner. Transcrire une pensée ou une émotion, immatérielles donc,  en un texte très concret est un exercice périlleux que je ne parviens pas à réussir. Pour autant je m'acharne et mon amateurisme s'essaie de temps en temps à cet art qu'est le récit.

Donc, faute de temps pour bien faire, j'ai préféré ne rien faire. Manque de temps parce que pris dans d'innombrables choses, qu'elles soient matérielles et purement "techniques" ou au contraire davantage spirituelles. Cette agitation ne ressemble pas à ma vie "ordinaire" celle des semaines habituelles. Ce fut une semaine exceptionnelle, tant sur le plan de l'action que sur celui de l'émotion. Une semaine marquée par une rencontre.

Une rencontre liée à mon blog, celui là même qui s'est retrouvé abandonné toute une semaine. J'ai rencontré un des lecteurs de mon modeste carnet. Quand vous rencontrez un autre blogueur il y a un certain confort dans cette connaissance mutuelle - bien que très parcellaire - liée au fait que chacun lit le blog de l'autre. En rencontrant un lecteur je m'engageais pour ainsi dire en terre inconnue. C'est assez déstabilisant de rencontrer quelqu'un qui vous connaît un peu et que vous ne connaissez pas du tout.

Mais avec lui, il n'y a pas eu de malaise. Aucune domination de l'un sur l'autre. Les choses se sont faites en toute simplicité et, oserais-je dire, en toute complicité. Il faut dire qu'il partage bon nombre de mes points de vue, ce qui crée immanquablement un certain rapprochement. Et puis c'est un homme charmant. Tout simplement délicieux. Calme au point de m'apaiser - compte tenu des circonstances qui ont mené à notre rencontre, c'est une prouesse. Doux, au point d'avoir envie de se pelotonner dans ses paroles. Bienveillant au point d'avoir envie de s'en remettre tout entier à lui. Cultivé, au point de se laisser bercer par ses connaissances. Curieux, fin, spirituel, passionné, souriant, simple, tranquille, cool, ... Bref, un homme comme on l'imagine parfois sans croire vraiment à son existence réelle.

Eh bien moi j'ai eu la chance de le rencontrer. Et j'ai passé une journée (une partie de la journée) vraiment très belle. En plus, ce jour là, le soleil avait décidé de nous accompagner. Ah oui ! une vraie coupure dans cette vie si ordinairement banale.
Alors, même si je ne serai jamais écrivain et si ce que j'écris n'a pas de sens, pas de style et pas d'intèrêt, je me réjouis quand même de prendre la plume de temps en temps, ne serait ce parce que cela m'ouvre de-ci, de-là des portes ou des passages vers d'autres gens, d'autres visions, d'autres mondes...

Posté par ek91 à 12:44 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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05 août 2011

Vendredi 05 août 2011 - 07h22 et 15h44

interroUn jour obscur, un consultant non moins obscur, conseil en entreprise, lors d'une "formation en management", m'avait expliqué que toutes nos peurs étaient systématiquement liées à une perte. En gros, l'idée, m'avait-il dit, c'est que la peur naît de la crainte de perdre quelque chose. Perdre la vie en premier lieu. Perdre l'amour, l'affection, la confiance, la foi (des autres ou de soi). Et bien sûr perdre son travail, son statut social, sa maison, sa voiture, ses biens, etc. Le sens de cette idée est à mon avis davantage révélé par l'expression  "n'avoir rien à perdre".  Plus de risque de perte = plus de peur... enfin, ça c'est la théorie ! Parce que dans la vraie vie, j'ai beau savoir que je n'ai strictement rien à perdre, je n'en ai pour autant pas moins peur.

A la lumière de cette idée de peur = perte, la vraie question qui se pose donc n'est pas de savoir si j'ai du courage, de la combativité ou de la compétence par exemple mais simplement de mesurer ce que je suis prêt à mettre en jeu et si j'accepte de le perdre le cas échéant. Parce qu'au final, tout n'est qu'un jeu.

Je crois que, par extrapolation, j'ai tendance à exagérer les conséquences de mes actes en pensant que je risque de "tout perdre" alors même que je ne possède pas grand chose, voire rien du tout. Et de toute façon, le peu que je possède ne m'apporte pas de satisfaction. Si je prends un exemple concret, je pourrais disserter pendant des heures sur ma perspective de changer de travail. Oui, mais non, mais peut être, mais pas sûr, ou bien... les tergiversations sont légion mais sont-elles légitimes ? En prenant le problème sous l'angle de cette relation peur/perte, je ne dois plus répondre qu'à une question : "que risque-je de perdre ?".  Mon statut social ? Mon appartement, mon standing ? Mes relations professionnelles ? Le confort de l'habitude ? Mon salaire ? Mon cadre de vie ? Mes amis si je déménage ? ... Je me rends bien compte que toutes ses pertes ne sont ni fondées (je ne perdrais pas mes (vrais) amis ; le statut social qui est le mien ne m'apporte aucun avantage ;...), ni réelles (pourquoi devrais-je absolument avoir un salaire plus petit ? pourquoi devrais-je  absolument  dégrader mon cadre de vie ?).

Tout cela est, je m'en rends compte, une tournure de mon esprit qui me contraint à rester dans ma cage dont la porte est pourtant grande ouverte ! Je crois vraiment que l'être humain est son pire ennemi. 
En reliant la plupart de mes posts (au moins les récents) les uns aux autres, je me rends compte qu'ils ont un dénominateur commun que je n'avais senti que confusément jusqu'à présent : est-ce la manifestation d'une envie de sortir de cette gangue qui m'emprisonne, de cette litanie quotidienne, de cette léthargie environnante ? La volonté de voir plus loin que le bout de mon nez, de trouver ma propre vérité, de faire mes propres expériences ? Reprendre du poil de la bête, cesser d'avoir peur, ne plus craindre de perdre ? Un peu de tout cela ?...

Posté par ek91 à 07:53 - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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02 août 2011

Mardi 02 août 2011 - 04h20

bonhommesJe ne voulais pas écrire n'importe quoi. Alors je n'ai rien écrit hier, bien que mon sujet avait depuis déjà plusieurs jours pris forme dans ma tête. J'ai réfléchi et j'ai dormi. Et puis dans la nuit je me suis réveillé et j'ai rassemblé toutes mes idées pour essayer d'en faire un billet. Malheureusement, je sais d'ores et déjà que je vais écrire .. n'importe quoi. C'est comme ça. Je n'ai pas la connaissance, la sensibilité et / ou l'intelligence suffisante. Je n'ai même pas les mots qu'il faut. Seule maigre consolation à ma médiocrité : l'envie d'essayer.

Je me suis livré à des calculs fumeux, mais pas savants, parce que je suis à la recherche d'un "certain ordre des choses" en ce moment (et peut être depuis toujours sans jamais en avoir pris conscience avant maintenant ? ). Ainsi, je me suis demandé ce que représenterait la durée d'une vie d'Homme si on la comparait à la vie d'une planète comme la Terre. En partant de l'hypothèse admise que la Terre est née il y a 4,5 milliards d'années (Md) et qu'elle continuera à tourner autour du soleil jusqu'à ce que celui-ci meurt, dans 9,5 Md d'années ; en admettant également que je vivrai 78 ans (espérance de vie d'un homme en France), alors si la Terre ne vivait qu'une journée, ma présence à ses côtés serait d'à peine 14 secondes. Représentez vous pour voir ce que sont 14 secondes dans une journée de 24 heures. C'est sans doute le temps qu'il vous aura fallu pour lire cette phrase et la précédente, et peut être même encore moins suivant si vous lisez vite ou pas...
Et si la Terre était une feuille de 21 x 29.7 cm de côtés, soit de 623.7 cm² de superficie, au milieu d'un cahier, alors avec mon 1.80m, je serais 2000 fois plus petit que le plus petit point que l'on puisse faire avec une pointe de crayon. Je mesurerais 0,1µ, soit la taille du VIH (90 nanomètres). Dans ces conditions, j'ai beau lever les bras très haut, on ne peut pas me remarquer !

Évidemment faire de telles comparaisons n'a pas de sens. Qui pourrait bien comparer sa vie avec celle de la Terre, de l'Univers ou de je ne sais quoi ?  On ne parle pas de la même chose... Et pourtant, ne suis-je pas partie intégrante de cet Univers précisément ?
Je ne veux parler que pour moi. Aussi quand je parle d'insignifiance, je ne fais référence qu'à moi. L'insignifiance, donc, de mon existence ne me désole pas. Au contraire ! Elle m'aide à prendre conscience que tout ce qui me préoccupe ou me fait m'agiter est dérision face à des forces qui me dépassent au point que je ne peux en avoir que très, très superficiellement conscience. Mes peurs, mes doutes, mon confort, ma notoriété, ma beauté, mes espoirs, ... tout cela n'est qu'une manifestation de ce qu'on appelle entre nous l'intelligence ou la conscience. Mais je ne crois pas que l'Homme soit un animal intelligent. En tout premier lieu parce que je crois que s'il l'était il chercherait à vivre en symbiose avec sa planète et non à la parasiter.

Dans cette logique je crois aussi que l'Homme ne vivra pas indéfiniment sur Terre. Je pense que la race humaine est amenée à disparaître. Pas forcément de manière radicale comme les dinausores à leur époque. J'imagine d'autres formes de vie. Peut être sous l'apparence d'énergie plutôt que sous celle d'entités physiques. Peut être que ces formes de vie existent déjà ? Peut être qu'elles cohabitent avec nous et nous observent ou nous influences ou bien encore nous détruisent ?
Ce que j'écris fait sourire, bien sûr - d'où mon hésitation à écrire ce texte dont je vous ai fait part dés le début -, pourtant je sais, sans en avoir aucune preuve, qu'il se passe "des choses" autour de nous dont nous n'avons pas (et n'auront sans doute jamais) conscience. Nous sommes en permanence traversés par des ondes, des énergies, des flux qui sont sans doute à l'origine même de notre existence en tant qu'espèce vivante. Nous appartenons à un Tout qui dépasse de très loin notre entendement. Partant de ce postulat, rien, mais alors vraiment rien, n'est impossible - sauf de parvenir à imaginer l'impossible.

En conclusion de ce post un peu "fourre tout" et très mal construit, j'ai envie de dire que je me sens soulagé. Soulagé de penser que mes préoccupations (toute existentielles qu'elles soient) ne sont que de la roupie de sansonnet comparées au vrai "ordre des choses". Je me sens plus à même de prendre une certaine forme de recul, voire même un certain amusement ou, tout du moins, un esprit critique. Je me sens moins empêtré dans un quotidien créé par l'Homme et pour l'Homme. Je me sens sans doute plus en Harmonie, même si je ne sais pas vraiment dire avec quoi. Je n'ai pas inventé l'eau tiède. Je disparaîtrai comme je suis apparu : dans l'indifférence mais cela n'a pas d'importance. Peut être aurai-je, dans un éclair de lucidité le sentiment, quand la nuit tombera, d'avoir un peu profité de mon 10ème de micromètre et de mes 13,66 secondes d'existence dans l'Univers.

Posté par ek91 à 05:42 - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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