Le tout premier garçon avec lequel j'ai eu des relations intimes avait le même âge que moi... et nous étions tous deux des enfants. 
Ca ne doit pas vous choquer car nous n'avions pas, nous, l'impression de faire quelque chose de mal, ni même de contre nature. Nous jouions, c'était tout. Certes, nous savions que nos jeux étaient assez peu conventionnels puisque nous savions que nous devions nous cacher. Nous allions nous enfermer dans une sorte de cabane de jardin, autant que je m'en souvienne. Là, nous nous amusions à être tour à tour le médecin et le patient. On se mettait tout nu et on s'oscultait l'un après l'autre en prenant soin d'inspecter cet endroit du corps qui donnait un plaisir différent et dont les adultes semblaient faire grand cas.
Nous n'appelions pas ça le sexe car nous igniorions tout de ce concept complexe qu'est la sexualité. Non, nous appelions ça le zizi et ça nous faisait rire autant que ça nous procurait une sensation étrange. Voir l'autre nu, savoir qu'il y a beaucoup d'interdits et de choses qu'on nous cache autour de cette partie de notre corps, se cacher... tout cela contribuait à nous rendre addicts à ce genre de séances. 

Je ne saurais pas dire si nous ressentions une quelconque attirance l'un vers l'autre, mais je suis certain que nous n'avions pas réellement idée que deux garçons ensemble ne s'adonnent pas à ce genre de pratiques. Pour nous c'était presque naturel : nous jouions ensemble, alors pourquoi pas à ce type de jeu là ? D'ailleurs à cette époque, il m'est arrivé d'y jouer avec des filles aussi...

Ce qui a donné un caractère plus ambigü à la chose, c'est que ma mère nous a surpris un jour, salopette sur les chevilles, et que, dès lors, je n'ai plus eu le droit de revoir C. Ca a été un moment très difficile, outre le côté spectaculaire de ce scandale, car je crois que je me suis senti, à travers le comportement outré de nos parents respectifs, très honteux. Non pas de ce que je faisais, et c'est très important de le préciser, mais du fait que cela mettait les autres dans l'embarras. A la limite, je ne comprenais pas pourquoi je n'avais plus le droit de le revoir, même si je savais bien que nos jeux étaient un peu "cochons" comme disent les adultes aux enfants.

Puis nous avons quitté la région, ma famille et moi. J'avais à peine 8 ans...
Le hasard a voulu que je revois la mère de C. il y a sept ans. J'avais grandi ! A cette occasion, elle m'appris que son fils s'était marié et qu'il avait eu deux ou trois enfants (je ne m'en souviens plus très bien). J'avoue que je ne m'attendais pas à ce qu'elle m'annonce autre chose, mais j'aurais peut-être aimé qu'elle me déclarât que son garçon avait trouvé l'homme de sa vie et qu'ils vivaient heureux...
Je me serais alors sans doute imaginé qu'il y avait un peu plus que de la curiosité dans cette première relation intime.