A l’invitation de Tambour-Major, j’ai rédigé une liste de douze de mes petits bonheurs. Des petits plaisirs à la douzaine :

Entamer un pot de crème glacée à la vanille : sentir la cuiller s’enfoncer dans l’onctuosité, porter à sa bouche l’objet du désir, fermer les yeux et se délecter du mélange de la saveur et du froid saisissant.

Me retrouver en tête à tête avec celui que j’aime, ne rien lui dire, ne pas parler et simplement le regarder me sourire. Le laisser me dire je t’aime avec les yeux.

Porter un parfum et me laisser transporter toute la journée par ses effluves de souvenir en souvenir. Revivre à travers lui des moments, des sensations, des couleurs et des images.

Rire à gorge déployée, sans chercher à comprendre, à mesurer, à calculer. Rire d’insouciance, d’inconscience, d’innocence.

Regarder un vieux film vu et revu cent fois en m’emmitouflant dans le canapé sous un plaid bien chaud. Lumière éteinte, le spectacle peut commencer : rien que pour moi !

Boire une tasse de café brûlant en regardant le brouillard redessiner les contours du paysage. Sentir la mélancolie se glisser en moi comme une goutte d’acide tiède et me dire que c’est bon d’être, pour un instant au moins, paisible.

Prendre une douche très chaude et chanter à tue-tête sous le jet. Se prendre pour une star au milieu de la vapeur.

M’endormir, ivre de fatigue, en pensant à tout ce qu’il me reste encore de bien à vivre… demain.

Embrasser pour la première fois ce garçon qui me plait tant. Toucher sa joue, respirer son haleine, plonger dans ses yeux, incliner ma tête, chercher ses lèvres entre-ouvertes, me laisser emporter par la chaleur de sa bouche, trouver sa langue et jouer avec, puis écarter mon visage et sourire de ravissement.

Libérer mon esprit et mon corps tout entier dans le sport. Me dépasser, ne plus être moi même et laisser l’adrénaline prendre possession de moi.

M’allonger sur le sable brûlant en écoutant le bruit des vagues qui se couchent à mes pieds, le cri des mouettes et le chahut des enfants qui s’amusent au loin.

Regarder le ciel, la tête posée sur le torse de mon compagnon et le laisser me caresser doucement les cheveux.

Qui nous livre les siens ?