Mercredi 22 juin 2011 - 20h08
Hier j'écrivais un billet qui, en gros, expliquait que j'avais pris conscience que mes relations amoureuses pêchaient (souvent) de par ma faute, mais que, bien sûr, incapable de l'accepter, je cherchais chez l'autre les causes du dysfonctionnement. En lisant vos commentaires, orientés par mon texte, j'ai le sentiment que dans mon esprit, je me représente les rapports avec les autres comme autant de conflits sous-jacents. En fait, j'ai l'impression qu'à chaque fois que j'entame une relation, un rapport avec quelqu'un d'autre, que ce soit, amical, professionnel ou, en l'occurrence, amoureux, je me place d'entrée de jeu en position de défense. En clair, mon inconscient me pousse à trouver la ligne de rupture.
Évidemment que c'est inconscient ! ...Encore que j'en viens presque à me demander si ça n'est pas, au contraire, tout à fait conscient. Est-ce que je cherche systématiquement à casser mes relations ? Rien que de l'écrire ça me donne des sueurs froides et pourtant j'ai bel et bien l'impression que c'est la réalité. Je cherche les défauts, les erreurs, les petites imperfections et j'en fais un joli bouillon de culture que je garde bien au chaud dans ma tête. Parfois je m'en sers pour mettre un terme à une relation, persuadé que je suis que "tant pis, ce n'est pas celui que j'attends / qu'il me faut" et parfois je m'en sers pour apaiser mon égo, blessé de s'être fait jeter. Dans un cas comme dans l'autre le niveau de remise en question est proche du 0 absolu.
En tout état de cause cette réflexion de ma soeur qui estime que mes ruptures à répétition sont de ma responsabilité me force à cogiter... Et c'est tant mieux parce que j'aimerais assez trouver un moyen de comprendre ce qui "ne va pas" chez moi. Quel est donc ce schéma que je reproduis sans cesse ? Correspond-il à une peur - c'est probable -, à un blocage - c'est pareil qu'une peur -, à un rejet - mais quand on rejette les autres n'est-ce pas soi même que l'on rejette - ? Je n'ai pas besoin de faire de psychanalyse ou de noeuds à mon cerveau car à mon avis la solution à tout cela est bien plus simple et tient en une action : ouvrir mon coeur.