Mardi 31 mai 2011 - 21h01
C. occupe mon esprit, mes pensées, mon énergie presque toute entière. C'est un vrai chambardement dans une vie d'ordinaire si monotone comme la mienne. Alors bien sur, il accapare aussi mes récits sur ce blog. D'autant que c'est bien la première fois que fais une telle rencontre et que j'ai l'occasion d'en parler "en direct" sur un blog. Alors j'en profite ! Mais je ne veux pas vous lasser ou, pire, vous agacez avec mes amourettes et leurs corollaires.
Aujourd'hui, pourtant, m'est apparue une chose à laquelle je n'avais pas trop réfléchis jusqu'à présent pour la simple raison que je ne l'avais pas encore "testée". Je me suis rendu compte à quel point il était fondamental d'arriver à vivre une relation homo ouverte sur les autres. Non, non, je ne parle pas de plan à 3 ou de "couple libre" ! Je parle d'une relation assumée par les deux partenaires, tant dans leur tête que dans leur vie sociale. Je parle d'une relation qui ne soit pas cachée, qui soit intégrée dans le monde qui l'entoure. D'une relation que les amis et la famille connaissent et acceptent plus ou moins bien mais qu'ils ne dénient pas en tout cas.
Je dis cela parce que dimanche, de façon tout à fait imprévue, j'ai fait la connaissance de la maman de C. Nous n'avons pas discuté, nous n'avons échangé que deux ou trois regards surpris et un peu gênés de nous être trouvés là sans y avoir été préparés. Pourtant j'ai ressenti un extrême réconfort à pouvoir mettre un visage sur "la mère de celui dont je partage actuellement la vie". Je l'ai vécu pour ainsi dire comme une barrière de moins à franchir. Comme un obstacle en moins à contourner : un vrai soulagement. Et lorsque j'ai su qu'elle avait dit de moi à son fils que "j'avais l'air d'être un garçon bien", j'ai vraiment éprouvé une espèce de fierté. J'étais si content de parvenir à m'intégrer de la sorte que j'en ai rêvé toute la nuit dernière !
Ce que je voudrais dire à travers ce billet un peu trop vite écrit, c'est qu'il est important de se battre pour se faire accepter tel que l'on est. Le proverbe qui dit "pour vivre heureux, vivons cachés" n'est pas de bon conseil. Même si on n'est pas d'accord, mon épanouissement personnel ainsi que celui de mon couple, passe (aussi) par les autres... Mais ne vous méprenez pas, je n'ai pas besoin de l'aval des autres pour faire ce que je pense bien pour moi.