Tenants et aboutissants
Je n’avais pas prévu de parler de ça, mais qu’importe, tous les sujets sont liés. J’ai remarqué que quand on se sent bien, les périodes d’abattement sont plus violentes que jamais. C’est bien logique quand j’y pense : plus on est haut plus la chute est vertigineuse !
Aujourd’hui je fais face à une overdose de mauvaise humeur, un tsunami de rancœur, une avalanche d’amertume, un ouragan de tristesse et une furieuse envie d’envoyer tout promener : les choses, les gens, ce que j’aime autant que ceux que je déteste. C’est pas bon comme sentiment.
A la base de tout cela, une espèce de boule de poils qui me reste en travers de la gorge, faite de petits ragots, de maladresse, de frustration, de jalousie aussi un peu. J’ai du mal à bien déterminer le pourquoi du comment même si je sais que tout cela tourne autour de “Lui”.
Hier je me suis un peu plus ouvert à lui sur mes sentiments, qu’au passage ’il faut être aveugle pour ne pas discerner. Et du coup je m’en veux. D’une part je suis en colère contre moi-même, d’être celui qui, une fois de plus, cède en quelque sorte devant l’autre en se dévoilant davantage. Et d’autre part, je suis fâché de m’apercevoir que je suis encore à ce point attaché à “Lui”. Moi qui pensais avoir presque finit par trouver un équilibre, j’en suis pour mon compte ! Le moins que l’on puisse dire c’est que le retour de manivelle est parfois violent…. La bonne nouvelle, tout de même, c’est qu’il s’est lui aussi un peu découvert dans cette histoire – vraiment idiote d’ailleurs.
Pourquoi ai-je tant besoin de ce mec ?
En réalité je doute avoir de l’amour à lui offrir. J’ai plutôt beaucoup d’affection pour la tendresse et l’intérêt qu’il me porte. Je suis peut être amoureux d’un comportement plus que d’un individu ? Oui, ça ne serait pas impossible …
En attendant, je continue mon petit bonhomme de chemin car la vie ne s’arrête pas là heureusement ! Je continue à lancer des ponts à droite et à gauche au-dessus de ma solitude, pour rencontrer du monde, m’aérer la tête et m’équilibrer. Ce n’est pas facile de s’auto motiver. Comme pour le sport à mes débuts, il faudra sûrement que j’aille jusqu’à l’inconfort de certaines situations comme par exemple sortir seul dans un premier temps. C’est sans doute le prix à payer pour casser sa coquille.
Mon désarroi d’aujourd’hui sera vite oublié, je le sais. Etre bien dans ses baskets est avant tout un état d’esprit et les petites baisses de régime ne le remettent pas en cause. Peut être même qu’elle le renforcent; après tout, ne dit on pas que ce qui ne tue pas rend plus fort ?