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Gay.mais.pas.que
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7 avril 2011

Depuis le temps

Cela fait des années que je nourris le secret espoir de commencer la rédaction d’un roman, ou, pour être un peu moins présomptueux, d’un essai ou d’une nouvelle.  Bien sûr, je ne suis pas un écrivain. N’en déplaise à ceux qui apprécient ma prose de ci, de là, je ne connais pas beaucoup de mots, je ne maîtrise pas toute la complexité de la grammaire française et je fais des fautes de conjugaison, quand il ne s’agit pas de fautes d’orthographe. C’est vrai que c’est embêtant…

Pourtant, ce n’est peut être pas le plus ennuyeux des problèmes qui se lèvent devant moi quand je pense à l’entreprise que serait l’écriture d’une “histoire”. Je me dis que le temps me fera défaut. Evidemment, car on n’écrit pas à la demande, comme ça, parce qu’on a un moment de libre ! Ceux qui rédigent des billets pour leur blog le savent bien : l’inspiration ne vient pas en claquant des doigts (en tout cas par pour moi). Et puis cela demande beaucoup de concentration, de calme, de réflexion : bref, il faut pouvoir – savoir ? - se poser et se consacrer entièrement à son ouvrage. Hormis le soir, donc la nuit, et éventuellement le dimanche, je n’ai guère d’occasions de me plonger dans ce qui m’apparaît comme un vrai sacerdoce. J’ai bien pensé prendre une année sabbatique – je suppose que cela doit vous faire sinon rire, au moins sourire – , mais je ne sais pas de quoi je pourrais bien vivre si je ne travaillais pas ?

Tant pis pour le temps, donc. Je le prendrais sur celui que je consacre au sommeil, ou au sport ou au reste… Persiste encore le problème crucial de l’histoire en soi. Car il faut bien dire une chose : quand on tient une “bonne” histoire, avec une “bonne” intrigue, l’écriture est sans doute plus aisée, plus fluide, plus instinctive. Je ne dis pas qu’il suffit de trouver l’histoire pour que le tour soit joué, mais je crois tout de même que si le cœur du récit est vide, le corps, tout aussi joli qu’il soit, ne suffit pas à rendre attrayant une œuvre.
J’ai une idée qui me trotte dans la tête depuis quelques temps et qui me paraît acceptable tant du point de vue de l’intrigue que de celui de la mise en forme. J’'ai une vision maintenant assez nette des personnages et du décor. Le ciment prend peu à peu … dans ma tête ! Mais sur le papier c’est autre chose. C’est une première étape, je vous l’accorde.

Maintenant, en admettant que je parvienne à écrire cet ouvrage, à faire quelque chose de concret de mon idée, je me sens encore plus effrayé à l’idée de montrer le résultat de mon travail. Peut être la pudeur, à moins que ce ne soit mon incapacité à recevoir la critique ?

Malgré tout, je n’en démords pas : j’ai vraiment ce secret espoir de commencer la rédaction de quelque chose… et si je commence, promis, vous en aurez la primeur Sourire.

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Commentaires
F
Pour avoir un écrit un certain nombre de nouvelles, je m'y suis lancé parce que c'était un besoin impérieux. C'est du boulot et du temps à passer même pour seulement 50000 signes. <br /> Ce qui compte dans un premier temps c'est de se lancer, après vient une phase laborieuse de corrections. Concernant les critiques, moi je suis passé par la case "Oniris.be", un site communautaire avec un comité de lecture drastique. Ca ma dégouté, j'ai arrêté.<br /> <br /> La question fondamentale à répondre d'abord : pour quoi ou pour qui veux-tu le faire ? Destines-tu ta prose à être lue par d'autres ?<br /> <br /> BOnne inspiration !
L
Bonjour,<br /> Je me permets d’émettre mon petit avis alors reprenons point par point:<br /> - L'orthographe: il y a toujours les correcteurs ou fais toi aider par quelqu'un pour se qui est de la conjugaison. Bref c'est pas un soucis.<br /> - Tu n'es pas écrivain: Oui, mais ceux qui le sont devenus l'étaient-ils avant? Et puis d'après ce que j'ai lu sur ce blog tu écris bien. J'aime beaucoup et je suis pas la seule apparemment. ;)<br /> - Le temps pour écrire: ben déjà tu gardes sur toi un petit carnet et un crayon et quand l'inspiration vient (au boulot pendant la pose, devant un petit café en terrasse, etc....) tu y mets quelques notes que tu affines le week end par exemple! Et puis même si ça prends 1 an, 2 ans voir plus qu'est ce que ça peut faire le principal c'est que tu y arrives non? Te mets pas la pression avant de commencer.<br /> - Et pour finir la peur d'être lu: ben déjà tu fais lire les premières pages par quelques personnes de ton entourage pour avoir leur avis objectifs sur ce que tu écris. Ca sera ton premier public. <br /> Je n'ai qu'une chose à dire: essayes, ça ne coûte rien, et fais toi plaisir car qui ne tente rien n'a rien. ;))<br /> Bon week end à toi. :D
E
vas y fonce
F
Un solide dose d'inconscience pourrait faire avancer ton projet, c'est en se jetant à l'eau qu'on nage. <br /> Vu la qualité de tes billets, ce serait un plaisir de te lire. La pudeur s'oppose bien entendu à la concrétisation de l'écriture. Je crois aussi que l'intrigue est essentielle. Et écrire est un tel plaisir que cela vaut peut-être de prendre des risques. <br /> Et des weekends, des soirées, etc...
G
J'en suis à 2 débuts (de roman ou nouvelle, je ne sais guère quel qualificatif leur donner) mais je ne parviens pas à poursuivre... faute de temps et parfois d'envie. Et j'éprouve la même crainte que toi à l'idée de le faire lire. Mais je sais déjà que je me forcerai !
Gay.mais.pas.que
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