99 le 31
J'aurais pu vous parler de ma {nouvelle} barbe qui me mange le visage, de l'impact qu'elle a sur moi et sur les autres. Mais j'ai pensé que faire un billet tout entier sur quatre poils (dont 1 blanc) qui se battent en duel sur mon menton était un peu léger.
J'aurais pu vous raconter que la neige avait une drôle d'odeur hier en commençant à fondre. Ce n'était pas la neige, en réalité, mais la terre, coincée sous cette couche glacée pendant des jours qui, se débarrassant de son manteau blanc, embaumait l'air de son odeur et de celle de l'herbe qu'elle nourrit. La terre fraîche. Ces senteurs associées à la lumière ambiante - neige et brouillard - donnaient au paysage de paradoxales allures de convivialité, de simplicité, de "chaleur givrée" !
J'aurais pu, aussi, faire le bilan de l'année qui s'achève. Vous dire que c'est cette année que ce blog à vu le jour (le 8 juin - pour la nostalgie c'est ici) et que c'est cette année aussi que je suis allé à Londres (mes premières vraies vacances dépaysantes organisées, payées et passées tout seul). Cet été j'ai redécouvert les joies du vélo et j'ai battu mon record personnel en courant 17.3 km (même si on est loin du marathon et que je n'ai, depuis, jamais renouvelé cet exploit, je suis quand même fier de moi). L'hiver dernier (qui n'en finissait pas de finir) a été rude et l'été a bien commencé puis il y a eu des orages puis plus rien : l'automne. J'ai rencontré quelques garçons en 2010 - dont certains très atypiques - mais le résultat est là aujourd'hui : ça n'a rien donné, à part quelques vagues souvenirs. J'ai rencontré des gens étonnants qui luttaient contre la maladie ou contre les injustices ; des gens engagés dans des associations, sur des blogs, dans leur vie de tous les jours. J'ai tenté de prendre du recul mais en ai-je seulement la capacité ?
J'aurais enfin pu dresser une liste de bonnes résolutions pour l'année qui arrive et la publier ici. Je n'aurais pas eu besoin de mettre grand chose si ce n'est cette petite phrase : poursuivre mes efforts ! Car il m'en a fallu des efforts pour arriver modestement à trouver un peu d'équilibre. Évidemment, c'est loin d'être gagné mais savoir que je suis sur la bonne voie est déjà un vrai soulagement. Et je suis convaincu qu'il suffit d'un succès pour en déclencher d'autres - et que les échecs ne font que donner encore plus d'éclat aux succès.
J'aurais pu faire tout ça aujourd'hui, 31 décembre. Au lieu de ça j'ai préféré vous dire que ce message que vous avez lu est le 99ème de ce blog (si vous ne me croyez pas, vous pouvez compter). Il passera sans doute inaperçu car mes lecteurs assidus ont d'autres occupations bien compréhensibles en ce moment (d'ailleurs c'est étrange : c'est sans doute la période de l'année où on s'agite le plus et où, paradoxalement, on travaille le moins... Y a-t-il un lien de cause à effet ?)
Le 100e post naîtra donc avec la nouvelle année. Ça n'a rien de symbolique, c'est juste un hasard amusant. Rendez-vous donc pour la "spéciale 100e" bientôt !
D'ici là, portez vous bien.