Beaucoup d'entre nous pensent que c'est le Destin, cette force mystérieuse, qui contrôle nos vies... L'idée est séduisante, ...mais fausse !

Nous sommes des millions, voire des milliards, à accuser un courant mystique ou fantasmagorique de prendre pour nous les mauvaises décisions. C'est en soi bien arrangeant de pouvoir se dédouaner de la sorte, mais c'est aussi bien domage de croire que tout est joué d'avance.

Ainsi, par exemple, peu de personnes s'imaginent pouvoir changer de condition un jour. L'argent reste à ceux qui en ont et ceux qui n'en ont pas en auront envie tout le reste de leur existence, en apprenant à s'en passer. Et l'ordre des choses est ainsi préservé. Gagner beaucoup d'argent n'est pas en soi un problème parce que c'est à la portée de chacun, pourvu qu'on veuille bien s'affranchir un instant de cette drôle de croyance qui veut que l'on échappe pas à son Destin.

Et échapper à son Destin, là encore, est à la portée de chacun d'entre nous. Mais cela suppose quelques «aménagements intérieurs». En premier lieu desquels je placerais le simple fait de se faire confiance. Ça n'a l'air de rien, mais c'est pourtant la pierre angulaire du système. Ceux qui se font confiance peuvent prendre des risques, bousculer leurs habitudes, entraîner et convaincre les autres, aller de l'avant et gagner. Car il s'agit bien d'une bataille. Mais pas une bataille contre les autres, la société ou les règles. C'est une lutte contre soi-même et contre ses propres peurs.

Or nous savons que nos peurs sont liées au sentiment de perte. Chaque peur cache une perte. Perdre ce que l'on possède comme la vie, l'amour ou nos biens matériels, voilà le fondement de nos peurs. Aussi dois-je impérativement me poser la question «Qu'ai-je donc à perdre ? » Et dans cet exercice, il faut être honnête, c'est à dire aller jusqu'au bout de la démarche ...pour pouvoir se rendre compte que beaucoup de nos craintes sont exagérées, surestimées et qu'elles ne justifient pas notre inactivité. Au contraire ! Cela peut même s'avèrer salutaire. Perdre un mauvais travail par exemple, n'est pas une mauvaise nouvelle. Certains m'opposeront que par les temps qui courent, un travail est un travail et qu'il est imprudent de le lâcher. Et moi je leurs répondrai qu'il existe (contrairement à ce qu'on se plaît à nous faire croire) quantité de jobs non pourvus et surtout qu'on ne peut pas se satisfaire toute sa vie d'un boulot qui nous tue à petit feu sous prétexte que c'est la crise. Quand je parlais de se faire confiance... Croire en ses talents, ses idées ...bien plus qu'en sa Bonne Etoile. Il y a tant de gens qui pensent que la chance leur sourira un jour. Ils ont raison, ça arrivera peut-être ...ou pas !